09.01.2016
0 1

J’ai décidé de rédiger un petit article cette fois sur du long plus que du court métrage. Tout d’abord j’ai (enfin) fini par me regarder 12 Monkeys alias en français L’armée des 12 singes , un film singulier de Terry Gilliam que j’apprécie particulièrement. On le connaît surtout pour Fear and loathing in Las Vegas ou encore en ses débuts la série des Monty Python. Mais je m’attarderai plus sur sa propre filmographie en tant que réalisateur. En effet je l’apprécie réellement en tant que metteur en scène, notamment pour le coté « voyage initiatique », retrouvé dans 12 Monkeys à travers le périple de l’excellent Bruce Willis, accompagné d’un Brad Pitt relativement complètement taré, au meilleur de sa forme.

1995 – 12 Monkeys

Article Lead - wide975224731m2reeimage.related.articleLeadwide.729x410.1m28tl.png1426728464585.jpg-620x349

La critique de la société faite par ce film me parait vraiment intéressante à développer et je ne me suis personnellement pas ennuyé. Je fais parti des gens qui accrochent aux délires de Terry et j’imagine bien que ce n’est pas le cas de tout le monde… A l’époque d’une certaine uniformisation des productions, on peut dire avec certitude que Gilliam a son propre style, qu’on l’aime ou non, peut-être à l’image d’un Wes Anderson. J’apprécie ces gens qui n’hésitent pas à développer leur délire à fond sans laisser apparent leur désir de plaire au plus grand nombre pour produire des voyages cérébraux toujours plus étonnants les uns que les autres.

1985 – Brazil

Brazil_2

J’avais déjà pu constaté ce coté « Psychedelic Journey » dans Brazil, une autre production tout aussi, voire d’avantage déjantée que son petit frère, ou l’on suit l’aventure d’un personnage plutôt banal selon moi, mais à qui il va arriver des histoires toutes plus déstabilisantes les unes que les autres. Un univers qui fait penser à l’histoire de 1984 avec des thèmes comme la restriction des libertés, un amour impossible ou encore la rêverie se mêlant à une réalité déjà bien particulière à encaisser. Mais toujours avec une esthétique vraiment clean selon moi et des acteurs justement sélectionnés.

2009 – The Imaginarium of Doctor Parnassus

imaginarium-parnassus-heath-ledger

Pour finir je vous présente un film, cette fois un peu plus récent et qui me semble lui aussi se situer dans la même veine que les deux précédents. Je l’ai beaucoup apprécié même si je ne m’en souviens plus extrêmement bien mais je dois dire que ce fut aussi plutôt émouvant de visionner la dernière œuvre dans laquelle le regretté Heath Ledger aura eu l’occasion de se produire. Mort d’une overdose, ayant souffert d’un certain manque de repères suite à son rôle du Joker dans le second Batman de la fameuse trilogie réalisée par Christopher Nolan. Son rôle ici semble divisé par trois entre lui-même, Johnny Depp et Jude Law qui eux aussi y font une apparition plutôt mémorable. Encore une fois un film très déjanté, peut-être moins politique et idéologique que ses prédécesseurs mais tout aussi trippant je dirai!

Rest in Peace and Harmony – Heath Ledger’s Joker

the-dark-knight-le-chevalier-noir-the-dark-knight-13-08-2008-18-07-2008-19-g

Pour finir je tiens à dire que ces propos n’engagent que moi. Je tenais juste à parler de ces films car je les ai particulièrement apprécié, que leurs styles sont propres et qu’ils constituent selon moi des oeuvres d’art à part entière qui dépaysent leurs spectateurs. Après, comme on dit, tous les goûts sont dans la nature!

P&L